Edito
Édito du 01/06/2010
par Françoise Gobaille
Réforme des retraites, la difficile alchimie,

Les estimations du COR (Conseil des retraites) ont sonné le glas de notre tranquillité collective : aujourd'hui 1 retraite sur 10 n'est pas financée (- 32 Milliards d'€ en 2010) et si nous ne faisons rien, ce sera 1 sur 6 en 2030 (-70M€).


Ces chiffres s'imposent à tous et plus personne ne semble contester l'urgence de la réforme du financement de notre système de retraite. Le débat n'est plus, « faut-il ou non réformer ? » mais quelles solutions justes et pérennes prendre pour assurer l’équilibre entre les cotisations et les pensions.

Alors que certains à gauche s'arc-boutent sur la défense de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans et sur la durée de cotisation, revenons aux causes profondes de ce déficit. Nous devons faire face à l'effet conjugué de l'arrivée à la retraite des générations nombreuses du baby-boom, et de l'accroissement de l'espérance de vie. En 1960 la France comptait 4 actifs pour 1 retraité, en 2050 il y aura 1,2 actif pour un retraité si rien ne change. La crise n'a fait qu'accélérer le besoin de financement des retraites mais en aucune façon, elle n'en est la cause.

Aux vues de ces causes et de l'ampleur du déficit à couvrir il paraît irréaliste et déraisonnable de ne pas toucher à la durée de cotisation, voire à l'âge légal de départ à la retraite. Cependant jouer sur ces 2 leviers sera insuffisant et il faudra trouver d'autres modes de financements: prélèvements sur les plus hauts revenus et sur ceux du capital comme le suggèrent l'UMP.

L'enjeu maintenant pour le gouvernement est de prendre des mesures justes. Il lui faudra tenir compte de la pénibilité du travail, des carrières longues, de l'effort des familles dans le renouvellement des générations. Il faudra aussi harmoniser l'effort entre le secteur privé et le secteur public. Il faudra aussi résoudre, avec les partenaires sociaux, le problème de l'emploi des seniors, de l'âge d'arrivée sur le marché du travail, des jeunes et de l'évolution professionnelle tout au long de la carrière.

Notre système de retraite fondé en 1945, sur un principe de solidarité entre les générations et à l'intérieur d'une même génération ne peut perdurer sans l'effort de tous et sans s'interroger sur sa logique profonde, ce système ne peut fonctionner qu'avec un bon renouvellement des générations.

Françoise Gobaille
Référente retraite UMP 35 et déléguée PCD 35. Conseiller municipal de Cesson-Sévigné.
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Fête départementale de l'UMP 35
Ajouté le 13/09/2009
par UMP 35
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[align=center]Intervention de Dominique de Legge

Chers amis,

Nul n’ignore qu’il y a des élections régionales en 2010, c'est-à-dire dans 6 mois.
Pas plus en Bretagne qu’ailleurs et je serai même tenté de dire, moins en Bretagne qu’ailleurs, si j’en juge par la presse ou par les nombreuses contributions et prises de positions.

La question de la tête de liste occupe beaucoup les esprits et votre président départemental de surcroît président du groupe UMP Nouveau-centre à la région Bretagne pourrait être tenté de dire « attendons les arbitrages nationaux et nous nous y rendrons » ou encore « il y a trop de risque à ouvrir le débat, évitons le ».
Tout au contraire j’ai souhaité l’ouvrir devant vous et avec vous car je crois que la démocratie et notre mouvement ont tout à gagner en jouant la transparence, la vérité, la sincérité et en refusant la langue de bois.
C’est une marque de respect pour les militants que vous êtes.

Quelle est la situation aujourd’hui ?

Je tenterai de répondre à la question sur un double plan : celui de l’UMP et de notre camp mais aussi celui de nos adversaires.
Commençons donc par la question de la tête de liste puisque c’est elle qui fait débat.
Les choses ne sont pas aussi manichéennes que ce que j’entends chez nous et à l’extérieur.

Il y a deux candidats pour conduire les destinées de notre camp, Jacques LE GUEN et Bernadette MALGORN. Ca tombe bien ils sont là tous les deux et je les remercie d’avoir répondu à notre invitation.

Jacques est le candidat désigné par les militants UMP, au terme d’une procédure voulue par le Président de la République et notre mouvement. On peut, et avec René COUANAU et Pierre MEHAIGNERIE j’étais de ceux qui l’ont fait, déplorer, non pas celle-ci, mais la précipitation qui a présidé à l’organisation de cette procédure avant les élections européennes et plus d’un an avant les échéances. Chacun sait que celle-ci fut mise en place pour régler la situation parisienne. Et parce que je n’ai pas ma langue dans ma poche je déplore que quelques régions aient eu un sursis et pas d’autres.
Ne demandez pas à votre Président départemental aujourd’hui de remettre en cause la règle qui s’est appliquée dans 18 régions métropolitaines sur 22 et approuvée dans l’enthousiasme il y a deux ans.
Ne demandez pas à votre Président de renier le vote militant sinon à quoi sert de leur demander leur avis. Et pour que les choses soit claires je dis merci à Jacques de s’être présenté. Son score en participation et en résultat vaut autant si ce n’est plus que celui d’autres personnalités plus en vue que lui et qui comme lui étaient seules en piste. Mieux qu’auriez vous dit si faute de candidats nous avions laissé à penser à l’opinion que personne d’entre nous n’avait le courage d’affronter Le Drian ou pis que personne à l’UMP ne s’intéressait à la Bretagne. Merci Jacques d’être disponible pour relever le défi.

Voici que Bernadette MALGORN fait connaître sa disponibilité. Elle n’a pas souhaité ou pu compte tenu de ses fonctions se soumettre à la procédure interne. Pour autant qui peut mettre en cause sa Bretonitude, sa pugnacité et son volontarisme ? Sérieusement sommes nous assez forts pour exclure a priori une telle personnalité ? La Bretagne qui a donné tant de serviteurs et de ministres à la République par le passé peut elle récuser des talents et personnalités au moment où l’un de ses problèmes majeurs est d’assurer la relève?

L’UMP ce n’est pas le parti socialiste qui depuis 10 ans n’a rien d’autre à proposer aux Français que ses querelles de personnes en croyant qu’elles peuvent tenir lieu de programme et susciter l’adhésion. On a vu ce qui leur en a coûté aux présidentielles et aux européennes alors que notre camp était uni.

Je dis à Jacques qui se réclame de l’UMP que celle-ci est d’abord la réunion de ce qui jadis étaient le RPR, les centristes, les libéraux et une partie des radicaux. Jamais nous n’accepterons de voir ces élections préemptées pour recréer des clivages qui pendant 20 ans furent la cause de nos échecs. Les amitiés personnelles sont respectables mais lorsqu’elles prennent le parfum de la revanche elles ne peuvent que conduire à notre échec. On peut penser ce que l’on veut de l’ancien Premier Ministre et de l’ancien Président de la République que j’ai eu l’honneur de servir, mais ce dont il s’agit c’est de la Bretagne.

Je dis à Bernadette qui se réclame du Président de la République que le premier soutien du Président de la République c’est l’UMP, qu’il a présidé et qui lui a permis d’accéder à la fonction suprême. Et je n’ai pas noté qu’il se désintéressait beaucoup aujourd’hui de ce qui s’y passait. Je dis aussi, parce que nous avons donné il y a deux ans à Rennes, que je ne crois pas aux candidats providentiels qui seraient tentés de faire de la politique en s’affranchissant totalement des appareils au nom de la société civile. D’abord parce chacun d’entre nous avant d’être élu est issu de la société civile et que beaucoup d’entre nous étant élus gardent une « activité civile ». Ensuite parce que pour gagner il faut rassembler et Nicolas SARKOZY nous a montré qu’avant d’ouvrir il a su rassembler son camp. Enfin parce que l’on ne peut pas solliciter le soutien d’une formation politique et ne pas intégrer ses préoccupations, ses stratégies, ses militants et ses élus.

Alors merci à vous, Jacques et Bernadette, d’être là. Votre présence témoigne de votre volonté de transparence et de dialogue et je veux le croire d’union comme tous les parlementaires bretons en ont exprimé le désir lorsqu’ils vous ont reçus en juillet dernier. N’est ce pas Pierre et n'est ce pas René ?

Nous pouvons avoir des sympathies, des divergences mais le moment venu il vous faudra rassembler et nous rassembler. Tous les deux vous avez accepté de vous ranger aux arbitrages nationaux qui seront rendus, le cas échéant à la lumière d’un sondage.

Cette union, ce qui veut dire forcément à un moment pour certains une déception, nous devrons aussi, chers amis militants, la porter. Aussi je préfère le débat ici en présence des intéressés que les petites phrases qui font la joie des gazettes qui comme chacun sait nous veulent que du bien. Vous pourrez dire ici tout à l’heure tout ce que vous voulez dès lors que ce sera dans les respects des personnes et des idées et en ayant à l’esprit que le moment venu nous devrons tous être derrière le même homme ou la même femme. Je crois dans les vertus du lavage de linge en famille. Je ne suis pas un adepte des laveries publiques.

Si la question de la tête de liste est importante il n’en demeure pas moins que cette élection n’est pas et ne doit pas être que l’affaire de la seule tête de liste. C’est une équipe qu’il faut constituer pour aller au combat et demain pour prendre en main les destinées de la Région. Une équipe c’est un chef mais aussi des personnalités complémentaires qui ne sont pas ses collaborateurs ou obligés mais des animateurs porteurs de compétences et de valeurs clairement positionnés dans le camp de la majorité.

En ce qui concerne l’UMP, je veux être clair. J’ai demandé à chaque circonscription de bien vouloir suggérer deux noms de candidats susceptibles d’être présents sur les listes, un homme et une femme. Je souhaite en effet que notre formation puisse proposer, circonscription par circonscription, des candidats issus de ses rangs. Des arbitrages devront bien sur être rendus par la suite en tenant compte de considérations diverses. Il y aura des déçus mais je préfère des déçus dans la transparence à des aigris dans l’obscurité.

Enfin pour clore sur ce sujet je souhaite que les propositions de candidature s’inscrivent dans une logique de reconquête. Ces élections doivent nous permettre de faire émerger de jeunes et nouveaux talents qui auront un rôle à jouer dans les échéances futures : cantonales, législatives, municipales. En clair ces élections n’ont pas pour objet de proposer aux électeurs des candidats pour service rendu, ou en lot de consolation mais bien pour service et engagement à prendre.

J’ai parlé de L’UMP. Mais fort heureusement notre camp, celui de la majorité présidentielle, ne se résume pas qu’à notre formation politique.

Je ne crois pas, pour le regretter, qu’il y ait grand-chose à attendre du MODEM, dans sa version régionale en tout cas. Pendant 6 ans M. JONCOUR et ses amis ont voté avec LE DRIAN, jouant même aux supplétifs lorsque sa majorité était divisée. Ce que j’ai pu lire ici où là me conforte, hélas, dans cette analyse. Et quand on voit l’ancienne Giscardienne, Marielle de SARNEZ, faire des mamours avec le PC en oubliant le mur de la honte et le sang des martyrs du marxisme ou encore quand on l’a voit après les déclarations de BAYROU sur COHN BENDIT affirmer qu’elle se sent complice de lui, on a compris que ces gens là feront alliance avec celui qu’ils tiennent comme pouvant leur assurer leur survie politique.

Reste les différents courants centristes. Je crois à une alliance et je la sais souhaitable. Mais elle ne pourra pas se faire une fois au tirage au premier tour et une autre fois au grattage au deuxième tour. Je veux dire par là qu’ils auront à faire le choix entre une liste unique de rassemblement avec nous dès le premier tour ou à partir sous leurs couleurs en affichant clairement leur volonté de faire, avec nous, au second tour barrage à la gauche. Mais nous ne devrons pas faire les frais de leur désunion stratégique au premier tour, certains décidant de nous rejoindre dès le départ tandis que d’autres chercheraient à jouer leur partition pour aller au plus offrant par la suite.

Du côté de la gauche, je devrai dire des gauches, Jean-Yves Le DRIAN va devoir se battre sur deux fronts.

1/ Mettre un terme à l’effritement de son socle de voix. Là où il faisait 38% des voix au premier tour des régionales de 2004, Ségolène Royal ne faisait plus que 28% en 2007 et aux européennes la liste socialiste ne faisait plus que 17,70% dernière nous à 26,70% et les Verts à près de 18%. Là où Le Drian faisait près de 59% des voix au deuxième tour de 2004 Ségolène Royal atteignait en 2007 52,6%. Aux législatives de 2007 au premier tour nous sommes devant le PS avec 40,71% alors que celui-ci est à 32,63%.

2/ Gérer dans les urnes sa majorité hétéroclite. Si coller au PS était pour beaucoup de Verts ou de petites formations de gauche le seul moyen d’exister en 2004, la donne aujourd’hui est différente et l’on sent déjà poindre les ambitions des uns et des autres et des stratégies d’indépendance se préciser.

Ne misons pas sur les faiblesses et difficultés de nos adversaires. Considérons simplement que l’habile tacticien JY Le DRIAN a une partie plus difficile à jouer cette fois-ci que la fois précédente et que le sens de l’histoire nous est plus favorable.

Oui, mes amis si nous savons nous rassembler et rassembler autour de nous tous ceux et celles qui veulent que les choses changent, j’en suis certain, la victoire est possible. J’y crois car la dynamique est dans notre camp et pas chez nos adversaires. Et Jean Yves Le DRIAN le sait, lui qui déclarait la semaine dernière, qu’une élection ne se gagnait pas sur un bilan. C’est vrai mais elle peut se perdre sur un bilan et de celui-ci nous devons parler.

BILAN

Reconnaissons-le, Jean-Yves Le Drian a su en 2004, en surfant sur la vague de notre identité régionale redonner une nouvelle fierté aux Bretons leur renvoyant une image positive de leur région.

Tout au long de son mandat, à grand renfort de communication (six millions par an au budget), il a joué sur ce registre.
Tout a commencé avec le lancement d’un nouveau logo. Des goûts et des couleurs on peut discuter à l’infini. Je ne suis pas un farouche admirateur de l’hermine avachie, mais le seul fait de ce changement est tout un symbole : Jean-Yves Le Drian à travers ce nouveau logo a voulu d’emblée s’identifier à la Bretagne. « La Bretagne c’est moi »
.
Ensuite ce fût la fameuse Breizh Touch à Paris en 2007. Près de 3 millions d’€. Pour qui, pour quoi, avec quelles retombées concrètes pour les Bretonnes et les Bretons et la Bretagne? Mais des bagadou défilant sur les Champs Elysée c’est la province qui s’affirme.
Cette année c’est la « Fest Yves », une espèce de version laïco-irlandaise de la traditionnelle Saint-Yves célébrée depuis 703 ans à Tréguier. Ne manquant ni d’audace ni de culot Jean Yves Le DRIAN a voulu s’emparer à son profit d’un événement ancré depuis des siècles dans le cœur des Bretons.
Ce sera aussi un déplacement : en Chine avec 80 musiciens du Bagad de Lann Bihoué et entouré d’une grande partie de l’exécutif.
Ce seront des virées au pays de GALLES au son des cornemuses et bombardes sans parler du voyage annuel au JAPON, le tout sous prétexte d’exporter la culture bretonne.
Toujours dans le registre de la communication de l’identité bretonne, avec nos impôts nous sponsorisons une équipe professionnelle de cyclisme, nous soutenons financièrement la chaîne TV Breizh, basée à Lorient, propriété de son ami P. Le Lay qui ne voyait dans l’attentat de QUEVERT qui a fait un mort, qu’une opération ratée de pieds nickelés. Nous avons créé et financé un magazine Bretagne(s) dirigé par son protégé Yves Morvan… qui a du déposer son bilan après contrôle de légalité des financements accordés par la région….et j’en passe.
Mais cette appropriation de l’identité bretonne sert aussi à botter en touche lorsqu’une difficulté apparaît. Là on change de registre et l’on passe sur le mode de « la pauvre Bretagne » méprisée par l’Etat arrogant et centralisateur. Les politiques de l’eau pour lesquelles on lui refuse l’expérimentation (alors qu’il n’a même pas défendu l’amendement qu’il présentait à l’Assemblée nationale en ce sens), l’insupportable poids des charges nouvelles mises sur le dos des régions, la baisse de l’autonomie fiscale (qui n’a jamais été aussi importante que sous le gouvernement Jospin), le refus de voir installé en Bretagne un Etablissement public foncier…dont les collectivités locales ne voulaient pas dès lors qu’il masquait une nouvelle augmentation des impôts. Bref, à chaque fois qu’il n’arrive pas à conduire un dossier difficile, c’est de la faute à l’Etat qui n’aurait comme seul et unique objectif que de vouloir écraser, brimer ou punir cette pauvre Bretagne.

Politiquement, Jean-Yves Le Drian a usé et abusé de l’identité bretonne pour faire oublier qu’il était socialiste et masquer les divisions de sa majorité. D’où une stratégie visant à mettre à l’écart l’assemblée régionale au profit de multiples structures, comités et hauts conseils dans lesquelles il a placé ses amis. On en dénombre ainsi plus d’une trentaine…. Qui rendent des avis et sentences servant le Président et coupant court à toute expression et débat démocratique dans l’hémicycle tant pour ses amis que ses adversaires.

Rappelons-nous de qui est composé l’actuel exécutif. Un étrange cocktail : de communistes, d’extrême gauche, d’autonomistes, de Verts aujourd’hui plus divisés que jamais, de quelques Radicaux et de socialistes de tous les courants. Durant tout son mandat, Jean-Yves Le Drian a du avoir l’œil sur sa basse-cour et garder à portée de main ses chiens de garde. Il a donné des gages aux uns et autres : une Charte de progrès pour les communistes qui considèrent toutes subventions à l’économie comme des cadeaux aux patrons, l’interdiction des OGM sur notre territoire pour les Verts, la récente acquisition d’un château à Carhaix pour calmer les aigreurs du maire de la dite commune, Christian Troadec. Lorsqu’il n’est pas en capacité de faire des cadeaux, Jean-Yves Le Drian esquive les sujets qui fâchent : l’énergie avec des communistes partisans du nucléaire et les Verts qui veulent couvrir la Bretagne d’éoliennes. L’Europe qui divise profondément les socialistes. L’agriculture dont certains voudraient sinon se débarrasser à tout le moins transformer la Bretagne en « jardin potager ». Notre Dame des Landes dont la seule évocation du nom, fait voir rouge à ses verts. La réforme territoriale sur laquelle la majorité n’a aucune proposition cohérente….

Voilà pour la tactique politico-politicienne. Voyons maintenant sans être exhaustif, quelques grands dossiers bretons.

LA LIGNE A GRANDE VITESSE

Que n’avions nous entendu durant la campagne de 2004 sur la soit disant incapacité de l’équipe sortante à gérer ce dossier majeur pour la Bretagne. « Le seul engagement du gouvernement, est-il écrit dans le Petit livre rose de l’homme au ciré jaune, est que les travaux soient amorcés en 2012 ». Et dans un élan d’enthousiasme qui va devenir un mensonge « d’Etat régional », Jean-Yves Le Drian annonçait aux Bretons : Brest et Quimper à trois heures de Paris en 2010. Promesse irréaliste et purement électorale. Nous savons aujourd’hui que l’Etat sera bien au rendez-vous de ses engagements entre Paris et Rennes, que les travaux débuteront bien en 2012 pour une mise en service en 2015. En revanche sur la partie infrarégionale, entre Rennes Brest et Quimper, suite aux tergiversations de la majorité sur le pendulaire, aux relations conflictuelles entre Jean-Yves Le Drian et le Conseil général d’Ille-et-Vilaine, aux difficiles négociations avec Rennes Métropole sur la restructuration de la gare. BREST ET QUIMPER seront au mieux à trois heures de Paris… en 2020 !

L’ECONOMIE

Que n’avait-on entendu à l’époque sur la passivité de la Région pour conserver le site rennais de ST Microélectonics. La gauche en avait fait son cheval de bataille fustigeant avec violence « l’incapacité de la droite, son manque de volontarisme pour maintenir les entreprises en Bretagne ». Depuis 2004, le Centre de recherche de Canon à Rennes a fermé ses portes et Motorola a disparu corps et biens. Qu’est donc devenu, « le volontarisme » de Jean-Yves Le Drian. Combien d’entreprises nouvelles Jean-Yves Le Drian aura-t-il réussi à implanter sur notre territoire en 6 ans? Une et une seule : une unité de production japonaise de caramel mou dans le Morbihan. Voilà le bilan économique de la gauche. Alors il se vantera des « pôles de compétitivité » oubliant au passage de dire qu’il s’agit là d’une initiative de gouvernement.
Il vous parlera de l’économie sociale et solidaire présentée comme le modèle le plus vertueux de l’économie: une bonne aubaine pour la majorité pour subventionner les associations amies la plupart dans le domaine socio-culturel. Voilà un bilan un peu maigre pour le financement d’une Agence Economique à près de 1,6 millions par an et de Bretagne International à 3,5 millions.

L’AGRICULTURE

« La Bretagne a besoin des agriculteurs » est-il écrit dans le Petit livre rose. Comme d’habitude pour les socialistes les grandes déclarations tiennent lieu d’action et les débats d’engagement. Alors que nous sommes confrontés à une crise sans précédent, que depuis plus de 5 ans nous savons que nous allons devoir adapter le modèle agricole breton à la réforme de la PAC en 2013 les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2004 le budget régional consacré à l’agriculture était de 14 millions six ans après il est de 15 millions. Second exemple : dès 2004 un grand débat était organisé à notre demande sur la crise du lait. Déjà !!!! Depuis notre groupe n’a eu de cesse d’interpeler l’exécutif afin qu’il prenne des mesures pour aider la filière laitière à se restructurer mais en vain. Lors de la dernière session nous avions proposé la création d’un fonds régional pour garantir les prêts des jeunes agriculteurs qui mettent leurs exploitations aux normes : refus.

LE TOURISME

« Les résultats tendent à stagner » affirmait Jean-Yves Le Drian. Sa recette miracle pour redresser la barre ? La mise en place d’un « outil de prospective » et surtout « l’harmonisation des politiques de communication ». Depuis 2004, trois grandes opérations de communication touristique ont été lancées par la Région. Lors de la première les Côtes d’Armor avaient disparues, lors de la seconde édition on a vu apparaître la Loire-Atlantique mais disparaître l’Ille-et-Vilaine. Ensuite c’est l’Ille-et-Vilaine qui est réapparue mais le Finistère qui s’est volatilisé. Jean-Yves Le Drian qui veut réunir la Bretagne historique s’est montré incapable de rassembler la Bretagne administrative sur un projet commun. Voilà qui augure bien de l’avenir.

Au delà de l’anecdote, cet échec patent est révélateur des relations détestables que Jean-Yves Le Drian entretient avec ses collègues Présidents des Conseils généraux bretons surtout ceux de gauche.

LA QUALITE DE L’EAU

« Nous n’avons pas de temps à perdre. Les Bretons veulent savoir où va leur argent ». Là encore c’est un zéro pointé. Non seulement la Région n’a pas mis un centime de subvention en plus en six ans pour accélérer la restauration de la qualité de nos cours d’eau, mais elle s’est opposée au programme ambitieux lancé par l’Agence de bassin Loire/Bretagne. En 6 ans le vice président en charge de l’eau aura fait des tro-breiz dans le sens des aiguilles d’une montre puis en sens inverse pour conclure qu’il fallait revenir à la politique des bassins versants autrement dit pour découvrir que l’eau coulait d’un point haut vers un point bas.
La conclusion s’impose, et elle n’est pas moi, mais des verts bretons dans un petit opuscule sur l’eau paru il ya deux ans : « malgré ses ambitions, la nouvelle majorité a encore les pieds dans les starting-blocks alors que son programme Bretagne à gauche déclinait des actions complémentaires. Il nous paraît difficile de traduire notre ambition politique dans les programmes actuels ». On ne peut mieux dire.

LA CULTURE

Comme vous vous en doutez, voilà un budget qui a connu une progression constante tout au long de la mandature. Mais attention, il y a plusieurs cultures. La culture moderne, celle « qui met l’artiste au cœur de la cité pour nous interpeller dans notre vécu » Vous aurez reconnu la prose de Mme Robert, adjointe à la culture à Rennes. Et la culture dite traditionnelle, honnie par la même Mme Robert dont le tympan ne supporte ni cornemuse ni bombarde et défendue par Jean-Pierre Thomin. Mme Robert a battu par KO M. Thomin. Les grandes manifestations de « l’industrie du spectacle » reçoivent des subventions à guichet ouvert tandis que les manifestations plus modestes qui participent à l’animation de nos territoires sont reléguées au rang de folklore local. Aux yeux de Mme Robert la culture s’écrit qu’avec un grand C et surtout pas avec un grand P comme populaire.


LES PROMESSES QUI N’ETAIENT PAS ANNONCEES

Une hausse sans précédent des impôts au début du mandat. C’est ainsi que la Taxe professionnelle, sans doute pour développer la compétitivité de nos entreprises, aura progressé de plus de 30%. La suppression du Guide des aides qui permet désormais à la majorité de distribuer ses subventions dans la plus grande opacité. Le transfert de toutes les décisions à la commission permanente pour éviter les débats en séance plénière. Des aides aux communes fondées sur la mobilisation du potentiel fiscal. Pour faire court, plus les impôts locaux sont élevés plus la région leur accorde de subventions. Et où les impôts locaux sont-ils les plus élevés ? Vous avez tout compris. Une explosion des frais de fonctionnement. La multiplication des embauches au Cabinet du Président, au service communication….

J’arrêterais là une liste qui pourrait être très longue.

Chers amis,

Posez-nous une question et une seule : la Bretagne va-t-elle mieux depuis six ans ? Son économie est-elle plus performante ? Son agriculture est-elle mieux préparée au défi alimentaire mondial et aux nouvelles données environnementales ? Le déséquilibre entre l’est et l’ouest de la région est-il en voie de résorption ? La problématique propre au centre Bretagne a-t-elle été mieux prise en compte ? Notre région est-elle plus attractive pour le tourisme ? Les étudiants travaillent-il mieux dans nos universités ? Les services rendus aux familles sont-ils meilleurs.

Nous allons devoir élaborer un programme. D’ores et déjà je souhaite vous livrer quelques têtes de chapitres de façon non exhaustive.

Le dossier du TGV

Certes la ligne LE MANS RENNES va permettre un gain de temps d’une demi-heure entre PARIS et RENNES qui se répercutera ipso facto sur Quimper et Brest qui passeront à 3heures30 de PARIS. Mais outre que l’objectif était d’atteindre les 3 heures l’idée était de gagner ½ heure entre RENNES et BREST et RENNES et QUIMPER grâce à la technologie du pendulaire. Dès fin 2004 nous savions que cette technologie ne pourrait pas voir le jour et j’accuse Jean-Yves LE DRIAN de n’avoir pas cherché de solutions alternatives en redéployant les 180 millions affectés à cette technologie sur des investissements touchant cette fois la ligne et non les motrices. Ce qui est grave dans cette affaire ce n’est pas seulement de ne pas respecter ses engagements mais de continuer à vouloir atteindre l’objectif des 3 heures en cherchant à gagner du temps entre RENNES et PARIS, alors que, faut-il le rappeler, l’enjeu était de mettre sans rupture de charge RENNES à 1H30 de BREST et de QUIMPER et non plus à 2heures. Une Bretagne compétitive, un aménagement du territoire équilibré ce sont aussi des liaisons rapides entres les métropoles qui constituent notre territoire. LE DRIAN a oublié la Bretagne occidentale.

Le modèle agricole breton.

L’agriculture est un des piliers de notre économie et surtout son dynamisme a permis le développement d’une industrie agro alimentaire puissante et génératrice d’emplois. Nous l’avons déjà dit le modèle agricole doit évoluer tout en gardant son potentiel de production dans le respect des normes environnementales sinon c’est toute notre industrie agro alimentaire qui est affaiblie.

L’Energie.

Nous avons frôlé la catastrophe cet hiver. Les Verts et une partie du PS ne veulent pas de nouvelles unités de production, mais ils ne veulent pas plus de ligne de transport d’électricité. Comment imaginer accueillir des entreprises si l’approvisionnement énergétique de celles-ci n’est pas garantie. Cela ne veut pas dire que nous devons renoncer à des énergies renouvelables de type éolien ou hydrolien, mais nous n’avons plus le temps de différer les décisions comme le fait l’exécutif.

Les mutations démographiques.
La Bretagne a dépassé les 3 millions d’habitants et atteindra les 3,2 ou 3,3 dans les 15 ans qui viennent. Un vieillissement de la population d’une part mais aussi un taux de natalité favorable dans certains secteurs.
Si nos campagnes ont perdu des habitants jusque dans les années 1995 voici que depuis 4 à 5 ans il y a un reflux de la ville vers la campagne, mais les nouveaux habitants aspirent à des services.
Préparer l’avenir c’est intégrer toutes ces mutations, là où la politique conduite depuis ces 6 dernières années étaient uniquement tournée vers un modèle dépassé du tout urbain datant des années 80.
Et le tout sur fond de taxe carbonne.

La formation

La Bretagne a un bon niveau de formation. Pour autant le niveau des emplois et des salaires n’est pas en correspondance.

Les relations avec les collectivités locales.

Quel que soit le contenu du projet de réforme des collectivités locales, son importance et son calendrier, quel que soit le sort réservé aux financements des collectivités locales avec l’évolution ou la suppression de la TP, nous ne ferons pas l’économie d’un débat sur le sujet pendant la campagne car la question de la compétence générale ou spécialisée conditionne l’action même de la région. D’ores et déjà les socialistes ont décidé par principe de récuser toute réforme sur ce sujet en brandissant le spectre de la démocratie bafouée. A nous d’apporter des réponses claires sur les relations et soutiens que nous entendons proposer aux collectivités locales. L’équipe sortante considérait plus les communes et collectivités territoriales comme les exécutants et relais de sa politique que comme des collectivités de plein exercice pouvant demander l’accompagnement de l’institution.

Voici mes amis quelques thèmes. Bien d’autres nous attendent.

Durant ses six années, je le dis haut et fort en rendant hommage à tous mes collègues et singulièrement à Annie DAVY et Marie Christine LE HERISSE, l’opposition a rempli sa mission face au rouleau compresseur de la majorité sans jamais renier les valeurs réformatrices et sociales de notre famille politique, l’UMP, dont nous nous sommes tous revendiqués avec fierté.
Mais avec Annie DAVY et Marie Christine LE HERRISSE nous avons assez donné pour savoir que pour la Bretagne comme pour notre formation politique il n y a qu’un seul objectif : vaincre Le DRIAN et sa majorité de circonstance qui a conduit à 6 ans d’immobilisme et de confiscation des deniers des contribuables au profit d’un clientélisme où il n’y a pas de place pour l’intérêt général.

L’alternative est non seulement possible mais indispensable. Le combat sera difficile. A nous chers amis d’enclencher une vraie dynamique autour d’une équipe renouvelée, ayant pour socle notre famille politique mais aussi ouverte à toutes les compétences et à tous ceux qui partagent notre volonté réformatrice. A nous de proposer un projet lisible et crédible aux Bretonnes et aux Bretons.

ET ALORS, OUI, TOUT DEVIENDRA POSSIBLE.
Commentaire de Yves BOCCOU Conseiller Municipal de Vern
Le Dimanche, 7 mars 2010 à 14:29
Je viens de vous écouter lors du débat sur Rennes TV ce dimanche 7 Mars. Vous êtes sincère et clair,et vous avez dominé ce débat Aucune crainte, nous réaliserons un score plus qu'espéré lors ce ces régionales. Avec mon équipe Municipale, nous avons fait le pari que vous réaliserez sur Vern plusde 40% lors du second tour des Réginales ( même avec une triangulaire) Cela peut vous paraitre peu ? mais nous sommes dans un fief socialste, dominé par Rennes Métropole......Et nous menons un combat difficile dans un contexte ardu. Soyez assuré de notre soutien; ET d'une grande prtie de notre population.
Commentaire de michel LEGUERET
Le Vendredi, 16 octobre 2009 à 19:51
aujourd'hui en écoutant la radio (france info) j'ai entendu deux sondages rassurants et encourageants pour les régionales.(sondage CSA) 85% des electeurs de droite considérent que nicolas SARKOZY n'a pas trahi sa parole depuis son élection. Nicolas SARKOZY a entre dix et quinze points de plus que n'importe quel président de la 5eme république lors d'une crise (et la notre est la plus forte depuis le choc pétrolier des années 70) donc sans verser dans un optimisme béat retroussons nos manches et comme aux européennes nous prouverons aux septiques que les seuls a pouvoir réformer notre pays et notre région c'est nous.
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