Edito
Édito du 01/06/2010
par Françoise Gobaille
Réforme des retraites, la difficile alchimie,

Les estimations du COR (Conseil des retraites) ont sonné le glas de notre tranquillité collective : aujourd'hui 1 retraite sur 10 n'est pas financée (- 32 Milliards d'€ en 2010) et si nous ne faisons rien, ce sera 1 sur 6 en 2030 (-70M€).


Ces chiffres s'imposent à tous et plus personne ne semble contester l'urgence de la réforme du financement de notre système de retraite. Le débat n'est plus, « faut-il ou non réformer ? » mais quelles solutions justes et pérennes prendre pour assurer l’équilibre entre les cotisations et les pensions.

Alors que certains à gauche s'arc-boutent sur la défense de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans et sur la durée de cotisation, revenons aux causes profondes de ce déficit. Nous devons faire face à l'effet conjugué de l'arrivée à la retraite des générations nombreuses du baby-boom, et de l'accroissement de l'espérance de vie. En 1960 la France comptait 4 actifs pour 1 retraité, en 2050 il y aura 1,2 actif pour un retraité si rien ne change. La crise n'a fait qu'accélérer le besoin de financement des retraites mais en aucune façon, elle n'en est la cause.

Aux vues de ces causes et de l'ampleur du déficit à couvrir il paraît irréaliste et déraisonnable de ne pas toucher à la durée de cotisation, voire à l'âge légal de départ à la retraite. Cependant jouer sur ces 2 leviers sera insuffisant et il faudra trouver d'autres modes de financements: prélèvements sur les plus hauts revenus et sur ceux du capital comme le suggèrent l'UMP.

L'enjeu maintenant pour le gouvernement est de prendre des mesures justes. Il lui faudra tenir compte de la pénibilité du travail, des carrières longues, de l'effort des familles dans le renouvellement des générations. Il faudra aussi harmoniser l'effort entre le secteur privé et le secteur public. Il faudra aussi résoudre, avec les partenaires sociaux, le problème de l'emploi des seniors, de l'âge d'arrivée sur le marché du travail, des jeunes et de l'évolution professionnelle tout au long de la carrière.

Notre système de retraite fondé en 1945, sur un principe de solidarité entre les générations et à l'intérieur d'une même génération ne peut perdurer sans l'effort de tous et sans s'interroger sur sa logique profonde, ce système ne peut fonctionner qu'avec un bon renouvellement des générations.

Françoise Gobaille
Référente retraite UMP 35 et déléguée PCD 35. Conseiller municipal de Cesson-Sévigné.
Derniers commentaires
Communiqué de presse
Dénonçons cette campagne de propagande !
Ajouté le 17/12/2009
par Nicolas Belloir
La Fédération UMP d’Ille-et-Vilaine s’insurge contre la campagne de propagande mensongère orchestrée par le Conseil Général, avec l’argent du contribuable d’Ille-et-Vilaine, à des fins électoralistes.

Le supplément de « Nous-Vous-Ille », tiré à 470 000 exemplaires, adressé à tous les foyers du département, pour un coût avoisinant les 200 000 €, est un concentré de venin destiné à empoisonner une opinion publique qui n’a pas accroché la polémique lancée par la gauche ! Avec les élections régionales en ligne de mire, Jean-Louis Tourenne ment ou caricature à l’extrême des dispositions n’étant, pour la plupart, pas encore votées et faisant toujours l’objet de discussions et d’ajustements au Parlement.

Alors, comment des réformes qui ne sont pas encore applicables, faisant encore l’objet d’arbitrage, pourraient-elles avoir des conséquences sur l’état actuel des finances du Conseil général ?

C’est bien la mauvaise gestion des socialistes en Ille-et-Vilaine qui est en cause et pas la politique du Gouvernement ! A l’évidence cette campagne indigne est destinée à faire oublier les décisions prises par Jean-Louis Tourenne et sa majorité. Des recrutements inconsidérés de personnels jusqu’à la défunte opération « Ordi 35 », en passant par la construction de sept hôtels départementaux pour assurer le quadrillage politique du territoire, la gauche départementale a mis, d’elle-même, la collectivité dans une situation financière préoccupante. Les choix politiques faits par Jean-Louis Tourenne depuis 2004, l’oblige aujourd’hui à diminuer ses dépenses d’intervention après avoir augmenté massivement la fiscalité départementale (+ 36% en 5ans). Les contribuables, les associations, les entreprises et les communes ne peuvent pas être les otages de la politique et des choix budgétaires du Conseil général !
Commentaire de michel LEGUERET
Le Jeudi, 17 décembre 2009 à 19:26
bravo il est temps de mettre JL TOURENNE devant les faits accomplis, surtout les siens. c'est vrai qu'il cache depuis plusieurs années son mediocre bilan en faisant porter le chapeau au gouvernement. il n'est pas à un échec prêt (transport, ordi 35 etc.....) bravo à nicolas de réagir et profitons de cette campagne régionale pour enfin clouer au pilori tous ces leaders d'opérette (et de gauche) qui gèrent nos départements et régions.
Commentaire de Emmanuel H
Le Jeudi, 17 décembre 2009 à 9:26
Cela fait maintenant des années que Mr Tourenne et sa majorité utilisent la même rhétorique : " Ca n'est pas de notre faute ... c'est à cause du gouvernement" ... etc... Nul doute que cela finira par lasser les électeurs et qu'ils ne pourront indéfiniment cacher leurs erreurs de gestion par de tels procédés !
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